Exposition universelle
« La quête identitaire au cœur d’"Exposition universelle" passe par les multiples maquillages dont il couvre et découvre ses traits. A coup de défigurations successives, il finit d’ailleurs par accéder à une sorte de nudité. Blanc ou noir, visage écrasé par un filet, pas loin de la photo de famille fantasmée, les thèmes liés à l’histoire individuelle et collective se croisent. Embrigadement, obéissance, formatage, d’un côté ; libération, rebellion, singularité, de l’autre. Bras raides au garde-à-vous puis ondulants à l’oriental, Ouramdane, ou plutôt le personnage qu’il endosse, se bat contre tous les abus de pouvoir, se débat aussi, dessinant le portrait flou d’un homme qui se cherche. » Le Monde
« Avec la complicité de Jean-Baptiste Julien, qui passe en revue avec humour quelques hymnes nationaux, le danseur s’agite comme dans un costume trop serré aux entournures. Pour échapper à ces attitudes dictées qu’il adopte sur scène, comme s’il imitait Zinédine Zidane, Michael Jackson ou les stars de cinéma, Rachid Ouramdane se débat comme un beau diable. Et son « cocorico » retentit comme une bonne blague. » Libération
« Rachid Ouramdane prend des poses à haute valeur gymnique : le poing tendu ou le bras tendu, l’élan crispé de l’ouvrier du réalisme socialiste, les bras levés du tribun populiste… La démonstration pèche sans doute par la mise de tout sur le même plan, même si on peut goûter, en cours de route, la virtuosité gestuelle de l’interprète. » L’Humanité
« Éminemment politique, le solo de Rachid Ouramdane, porté par ses magnifiques qualités d’interprète, n’a pourtant rien d’un manifeste. Il lance des pistes de réflexion subtiles et universelles sur le pouvoir, l’identité et la versatilité des symboles patriotiques. » La Croix
« De visée universelle, comme son titre l’indique, son exploration des esthétiques au service des nations et des idéologies se fonde tout autant sur l’observation des pavillons nationaux de l’exposition universelle de Shangai en 2010 ou de la suprématie de l’industrie hollywodienne, aux films de guerre soutenus par des trusts de fabricants d’arme. » Les Inrocks