L'A. au Théâtre de la Ville
La ville invisible
Quand le spectateur entre en jeu
- Être au Théâtre de la Ville -
Que peut la scène que les livres d’histoire ne peuvent pas ?
Cette obsession innerve le parcours artistique de Rachid Ouramdane depuis quelques années qu’il archive des « portraits scéniques », fragmentés entre danse, installation plastique et outil multimédia. Envisager le plateau comme l’espace mouvant du vécu individuel, faire résonner des témoignages dans un bain sensoriel, inventer d’autres canaux de compréhension de l’Histoire sont les matières premières d’un vaste panorama des identités contemporaines. Après Superstars (2006) basé sur les témoignages des danseurs étrangers de l’Opéra de Lyon, Surface de réparation (2007), créé avec de jeunes sportifs de Gennevilliers, ou Des témoins ordinaires (2009), imaginé à partir des récits de victimes de conflits armés, Rachid Ouramdane s’associe au Théâtre de la Ville pour explorer un nouveau « terrain artistique » : le spectateur, et cette activité invisible qui lui est propre.
Au cœur de ce projet, qui joue dans les interstices entre création et réception, il y a cette envie de couper court à l’idée selon laquelle une œuvre n’a qu’une interprétation valide et uniforme. Il y a cette envie de lire la salle de spectacle comme le lieu où se ramifient les œuvres, où s’entrechoquent des interprétations contradictoires et des héritages divers. En travaillant sur la durée avec des spectateurs réguliers du Théâtre de la Ville (Les pièces amplifiées) et avec un public scolaire francilien (Le Grand rassemblement)¬, Rachid Ouramdane tentera de mettre en forme ces recoupements hasardeux, images aléatoires et expériences intimes qui, ensemble, forment la vie d’une œuvre.
Cette obsession innerve le parcours artistique de Rachid Ouramdane depuis quelques années qu’il archive des « portraits scéniques », fragmentés entre danse, installation plastique et outil multimédia. Envisager le plateau comme l’espace mouvant du vécu individuel, faire résonner des témoignages dans un bain sensoriel, inventer d’autres canaux de compréhension de l’Histoire sont les matières premières d’un vaste panorama des identités contemporaines. Après Superstars (2006) basé sur les témoignages des danseurs étrangers de l’Opéra de Lyon, Surface de réparation (2007), créé avec de jeunes sportifs de Gennevilliers, ou Des témoins ordinaires (2009), imaginé à partir des récits de victimes de conflits armés, Rachid Ouramdane s’associe au Théâtre de la Ville pour explorer un nouveau « terrain artistique » : le spectateur, et cette activité invisible qui lui est propre.
Au cœur de ce projet, qui joue dans les interstices entre création et réception, il y a cette envie de couper court à l’idée selon laquelle une œuvre n’a qu’une interprétation valide et uniforme. Il y a cette envie de lire la salle de spectacle comme le lieu où se ramifient les œuvres, où s’entrechoquent des interprétations contradictoires et des héritages divers. En travaillant sur la durée avec des spectateurs réguliers du Théâtre de la Ville (Les pièces amplifiées) et avec un public scolaire francilien (Le Grand rassemblement)¬, Rachid Ouramdane tentera de mettre en forme ces recoupements hasardeux, images aléatoires et expériences intimes qui, ensemble, forment la vie d’une œuvre.








