/ Les pièces

skull*cult

Création dans le cadre du Vif du Sujet / Festival d’Avignon juillet 2002
Durée : environ 35 min

Projet de Christian Rizzo et Rachid Ouramdane

Musiques Schneider TM, The Mama’s and The Papa’s
Réalisation costume Misa Ishibashi

« Skull*cult » est une réflexion chorégraphique de Christian Rizzo et Rachid Ouramdane sur une figure solitaire défaite de son identité. Un homme solitaire, sans visage, le dos tourné à ceux qui le regarde, il ne réagit qu’à son propre souffle qui organise le moindre de ses mouvements. Dans un travail d’étirement du temps il convoque des formes d’absence.

Production L’A.
SACD – Le Vif du Sujet au Festival d’Avignon
Avec le soutien du Manège de Reims, Scène nationale, et de l’association fragile

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skull*cult

2008
27 juillet / Festival Domaine de Chamarande - Chamarande (France)
25, 26 octobre / La Fundicion - Bilbao (Espagne)

2005
9 avril / Festival Articules, Bonlieu Scène nationale d'Annecy (France)

2004
19 mars / Festival de Lubeck (Allemagne)
12 juin / CCN de La Rochelle (France)
9,10 juillet / Festival Istanbul Danse - Istanbul (Turquie)

2003
19, 20 mars / Centre Georges Pompidou - Paris (France)
2, 3 avril / Le Manège, Scène nationale de Reims (France)
25 septembre / CCBE - Berchem (Belgique)
7 novembre / Biennale de danse du Céara - Fortaleza (Brésil)
9 novembre / Festival de Dança - Joao Pessoa (Brésil)
du 25 au 30 novembre / Les Inaccoutumés - La ménagerie de verre - Paris (France)

2002
Création, du 15 au 26 juillet, Vif du sujet, Festival d'Avignon (France)





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skull*cult

Le Monde, Juillet 2002
par Dominique Frétard
A Avignon, les jeunes chorégraphes se laissent prendre par la magie du « Vif du sujet »


(...)
Question mystère et trompe-l'œil, l'élégant Christian Rizzo s'est imposé avec seulement quelques pièces hétéroclites. Sa créature en cuir noir, le visage intégralement masqué sous le casque, semble s'être détachée d'une vignette SM, mais pas dans le genre sado-maso - quoique encore...-, mais plutôt dans l'esprit simiesque-motard, une nouvelle mode que le chorégraphe lance entre l'homme et le singe, avec des incursions chez le scarabée. Le mouvement se faufile sous la carapace de cuir. Une forme incurvée évoque une rampe de lancement. Le bonzaï, placé à l'avant-scène, confirme que la créature arrive de la nuit des temps. Des années 1970 ? On entend les Mamas et les Papas dans California Dreamin' et une reprise des Smiths par Schneider TM. Bien sûr, on fait semblant d'avoir peur en voyant ce skull cult. L'homme qui fait confiance, les yeux fermés, à Christian Rizzo s'appelle Rachid Ouramdane. (...)


Libération, Juillet 2002
par Marie-Christine Vernay
O solo mio !, « Le Vif du sujet », quatre pièces commandées par des danseurs.


(...)
Ouramdane intégral. Issu du Centre national de danse contemporaine (CNDC) d'Angers, Rachid Ouramdane est autant interprète que chorégraphe. Sur la scène transformée en parcelle d'autoroute, le danseur se présente de dos, motard tout en noir, combinaison et casque.
Il ne se déplace que difficilement et parcimonieusement, la danse est tantôt saccadée tantôt emportée dans des roulements du bassin ou du buste. Comme une grosse tortue retournée qui ne parvient pas à se remettre sur ses pattes, le danseur prend appui sur le sommet de son casque pour se relever. Il est blessé, fait des signes, mais personne ne lui vient en aide.
La musique vibre, industrielle. Une curiosité sous casque intégral imaginée par le chorégraphe, danseur, musicien Christian Rizzo. (...)


L'Humanité, juillet 2002
par Muriel Steinmetz
Le vif du sujet se met en quatre


Christian Rizzo et Rachid Ouramdane prennent le « Vif du sujet » à contre-pied, provoquent, détournent les attendus de la manifestation, ce qui n'est pas pour déplaire à Héla Fattoumi, son organisatrice, dans cette présentation qui a eu lieu en plein soleil. Si l'interprète est plus que jamais à l'honneur puisque c'est lui qui désigne le chorégraphe de son choix, il n'en demeure pas moins, avec Skull*Cult, masqué de pied en cape. Une tenue de motard couvre les membres de Rachid Ouramdane, mais comprises, le visage caché sous la double protection d'un casque et d'un tissu noir opaque. Pour corser le tout, il évolue de dos, en fond de scène, en balancements lents, la main posée sur une jambe qui semble le faire souffrir. On dirait un accidenté de la route, penché sur son enveloppe, aux antipodes des feux de la rampe. Il évolue vaguement, se paye un tonneau, tremble de partout avant de réduire ses mouvements, morose soudain. Il y a un bonsaï posé devant la scène.
Arbre nain pour danse maigre. La musique (Thomas Brinkmann entre autres) intervient au beau milieu de la représentation, motivée par rien. Elle force le volume sans raison évidente. Chacun peut construire les associations qu'il souhaite à partir de ces outils en nombre chiche, un danseur quasi immobile sans visage, dont on pressent sous le cuir la chaleur du corps. Les gestes chez lui se propagent à son anatomie comme l'eau qu'un caillou remue. C'est une chorégraphie qui, à l'instar du bonsaï, est trafiquée aux racines, résumée à la sensation qu'elle procure (...)

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L'A. / Rachid Ouramdane
c/o Théâtre de Gennevilliers
41 av. des Grésillons
92 230 Gennevilliers
Tel : +33 (0)1 56 04 13 60
P: +33 (0)6 63 17 49 51
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